Le Monténégro, le trésor des Balkans

Comme nous l’avions expliqué dans l’article des préparatifs, nous n’avons pas choisi le Monténégro par hasard. Drew avait passé une année en Albanie (lire Notre tour d’Albanie), et avait eu la chance de pouvoir voyager un peu, notamment dans le sud du Monténégro. C’est donc ensemble, cette fois-ci, que nous y sommes allés pour votre voyage de noce.

Pour faire d’une pierre deux coups, nous avons attérri à Dubrovnik avant de partir faire la côte monténégrine. Nous sommes restés deux nuits à Herceg Novi et trois nuits à Kotor. La journée, nous sommes partis en excursion dans la baie de Kotor, un lieu d’une beauté inouïe.

Herceg Novi : le petit village côtier monténégrin

A 15h30, nous partons en bus de Dubrovnik pour Herceg Novi, au Monténégro. La frontière est large, plus d’un kilomètre sépare les deux douanes. L’effet serbe sans doute. Nous arrivons dans le village monténégrin vers 18 heures. Sans tarder, nous nous ruons vers la plage pour se rafraîchir. Le soleil est encore bien présent, la température à 32°C. L’eau est tiède, c’est parfait.

Stari Grad, le centre-ville, est une place avec quatre ou cinq cafés installés où les passants s’arrêtent pour un petit-déjeuner ou un verre de soirée.

L’endroit est charmant, même si une petite centaine d’escaliers à monter fait maintenant partie de notre quotidien. Le village est sur une pente, ce qui lui donne sa beauté, et qui nous coupe aussi le souffle. Littéralement.

Nous nous promenons ensuite le long des quais aménagés le long de la baie de Kotor. La nuit est belle. Les touristes russes et serbes mangent leurs glaces au son de la musique techno. Dans un restaurant au bord de l’eau, les serveurs dancent habillés de costumes traditionnels. Une fois le show fini, ils retournent à leurs tables.

Les plages

Nous ne sommes pas venus ici pour les plages. Mais à plus de 30°C la journée, nous sommes bien heureux de pouvoir aller se rafraîchir dès qu’on le souhaite. L’avantage d’Herceg Novi, c’est le peu de touristes qui s’y trouvent.

Bien sûr, les familles monténégrines et quelques étrangers y viennent en vacances, mais les plages ne sont pas bondées. D’ailleurs, comment le pourrait-elle, elles sont de tailles moyennes et pas très larges pour notre plus grand plaisir. Tout le monde y trouve sa place.

Toutes les plages offrent des chaises longues payantes, entre 10 et 15 euros pour deux personnes pour la journée. Mais si vous êtes comme nous, posez vos affaires près de l’eau et sautez dans la baie pour faire quelques brasses gratuitement, c’est tout aussi bon.

Le château espagnol

Lors de notre première matinée, nous avons pris le temps de passer à la boulangerie et sur le marché pour acheter notre déjeuner que nous mangerons en haut du château espagnol (le fort Spanjola). La promenade n’a rien d’aventureux. Nous avons marché le long d’une route, et grimper, beaucoup, avant d’arriver en haut d’Herceg Novi. Nous avons ensuite suivi les panneaux qui indiquaient le château pour arriver devant les portes de ce lieu historique.

En redescendant, nous en avons profiter pour visiter les deux autres remparts sillonnant dans la ville de Herceg Novi. Le Forte Mare, construit par les Vénitiens comme pendant d’autres lieux historiques de la côte monténégrine, coûte 2 euros pour le visiter et une vue carte postale de la ville.

Le lendemain, nous profitons de notre matinée pour prendre un café sur la place du haut, vers l’église de l’Archange-Saint-Michel. Le soleil commence à réchauffer les pavés du sol. Nous décidons, avant de partir, de faire un saut au musée du village, qui n’a d’intérêt pour les vrais passionnés d’histoire.

Au monastère orthodoxe

Pour notre dernière promenade de la journée, nous sommes allés au monastère de Savina. En longeant le port vers le Sud, nous avons passé les plages de Meljine pour grimper vers le monastère de Savina. Sur la photographie, ce n’est pas le monastère qui impressionne, mais l’église de la Dormition, construit au XVIIIe siècle avec une pierre rosée croate. Juste à côté, une autre église garde ses portes ouvertes aux visiteurs. Elle a l’air beaucoup plus vieille, peut-être du XIVe siècle selon les guides touristiques.

Sur place, une dégustation de vin était offerte, car juste à côté, le domaine Savina vendange son raison chaque année pour faire une belle cuvée. Une fois notre tour terminé, nous avons pris les escaliers pour passer derrière le monastère et voir cette fabuleuse vue sur le bâtiment et la baie.

 

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Kotor : la belle à l’assaut des touristes du monde

Pour le reste de notre voyage, nous avons loué une chambre pour passer trois nuits dans la cité de Kotor. Dès notre arrivée dans la principale ville de la baie, nous avons été impressionnées.

Et comment ne pas l’être? Des remparts entourent la montagne, le Mont-Saint-Jean, qui se dresse derrière cette ville au stylé médiéval, des trois portes d’entrée à ses dizaines d’églises, aux maisons par dizaine datant du XIIe siècle.

Dès notre arrivée, nous nous sommes renseignés sur le meilleur moyen de grimper jusqu’au château. Deux options s’offrent à tous. Soit on paie 8 euros pour monter les 1.350 marches d’escalier jusqu’au château, soit on prend un long chemin sinueux vers le haut en parant de la porte ouest de la ville… Gratuitement.

Pendant une heure, nous avons gravi le flanc de la montagne. Après l’auberge croisée à plus de 200 mètres d’altitude, nous sommes partis sur la droite. Mais si vous avez le temps, et le courage, on vous recommande de continuer à monter vers le haut, pour arriver sur la pointe et avoir un point de vu à couper de souffle! Ensuite, vous pouvez redescendre pour aller vers le château.

Nous sommes à quelques minutes des remparts. Il est tout juste 8 heures et les touristes vont commencer à afflouer sur les escaliers. Alors nous prenons le temps d’apprécier le soleil se lever sur le sommet. Devant nous, la baie se réveille doucement.

Nous passons par une fenêtre dans le mur pour rejoindre les escaliers qui conduisent au château en ruine. On avait prévu notre petit-déjeuner. Les chats sont là et guettent nos miettes. Les jambes dans le vide, nous regardons la ville de Kotor et sa baie à 260 mètres d’altitude.

Pour en savoir plus sur l’histoire de Kotor, on regarde le documentaire d’Arte : « Kotor, la perle vénitienne »

Perast : le phoenix de la baie

Pendant notre temps à Kotor, nous nous sommes promenés autour de la baie. Après notre randonnée matinale dans la montagne, nous avons pris un bus pour aller à Perast, le moyen le plus simple et le moins cher pour visiter ce village qui renaît de ses cendres.

Le village a été construit autour d’une route principale. Pour une petite cité, Perast regorge de trésors historiques avec 16 églises et 17 palais autrefois somptueux. On l’appelle la petite venise. Mais les siècles ont passé et seulement maintenant, la ville redore son blason.

Lors de notre promenade, de nombreuses constructions étaient en cours. Petit à petit, les vieilles pierres noircies redeviennent blanche.

Les deux monuments stars se trouvent en face dans la ville, au milieu de la baie de Kotor. L’Île Saint-George est occupé par un monastère bénédictin, avec un cimetière qui lui a valu le surnom de « l’île des morts ».

Notre bateau (5 euros aller-retour) est passé près, mais ne s’y arrête pas. Nous allons directement vers la seconde île, celle de Notre-Dame-du-Récif , créé artificiellement le 22 juillet 1452.

L’île fait payer pour la visite de l’Eglise construite au XVe siècle. Nous passons l’offre pour continuer à faire le tour. Au loin, un orage se rapproche. Nous décidons d’écourter notre promenade pour revenir sur la terre ferme et continuer notre balade à Perast.

 

Budvar : une ambiance de côte d’azur

Pour notre dernier jour basé à Kotor, nous avons pris un bus de 45 minutes pour aller à Budva, au bord de la mer adriatique. Ici, Budva a un surnom: le « Miami » du Monténégro. A notre arrivée, nous longeons les plages jusqu’à la vieille ville. Discothèques après discothèques, plages privées aprèsplages privée, nous comprenons vite que nous sommes plus au Cap d’Agde qu’à Brest.

Les vacanciers russes et ukrainiens ont rempli les transats. Les plus riches d’entre eux ont amarré leur yacht dans le port. La première impression de la ville n’est pas la meilleure. Mais nous oublions nos a priori quand nous passons les portes des remparts de la vieille ville. Nous revoici à Dubrovnik, ou du moins une miniature de la ville croate.

La danseuse est sûrement le site le plus photographié de Budva. On voit les traces des passants qui ont frotté la belle sans lui demander. Ses fesses, son torse, ses seins. Pas de scrupules.

La plage est bondée. Même si marqué sur notre guide, nous déguerpissons vite pour fuir la foule! Nous retournons dans le centre-ville pour aller visiter le château qui surplombe Budva, et nous fait passons un bon moment. Enfin!

Pour notre dernier jour au Monténégro, nous avons adoré manger et bu un coup dans de jolis bars. On vous parle de nos meilleurs adresses dans la baie de Kotor par ici.

 

Un tour de ferry

Traverser la baie de Kotor en ferry : check! En repartant pour Dubrovnik depuis Kotor, le bus est passé par le ferry qui traverse la baie en 5 minutes contre une heure de route. On a bien profité de ce petit trajet en bateau pour dire au revoir à la baie et ses merveilles.

Le Lac Shakar : notre prochaine destination

Si nous avions eu plus de temps, nous nous serions rendus sans hésitation au bord du lac Shakar! Situé entre l’Albanie et le Monténégro, le lac est un coin de nature incroyable et une bonne base nautique pour passer l’été au frais. Si nous retournons un jour dans les Balkans, au Monténégro ou en Albanie, nous irons là-bas, c’est sûr!

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2 Comments

  • Reply Les Baroudeurs 5 août 2018 at 22 h 41 min

    Super article.
    Avez-vous trouvé qu’il y avait beaucoup de touristes à Kotor aussi où cela reste agréable ?

    • Reply Nastasia 8 août 2018 at 10 h 32 min

      Merci les Baroudeurs ! 🙂

      Disons que l’on sentait quand une croisière de 5000 personnes était dans la baie! De toute façon, je pense qu’il vaut mieux éviter la baie pendant juillet et août si on veut être tranquille! Après, nous avons passé des moments agréables, surtout le matin entre 7h et 10h où l’on se promenait dans les rues seuls!

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