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Asie Inde

Au pays de Gandhi

12 avril 2018

New Delhi

C’est en novembre 2015 que nous décidons de passer deux semaines en Inde. Drew avait déjà vécu à New Delhi pendant trois mois. Avant cela, il avait passé cinq semaines à parcourir le pays grâce à un programme de l’Université du Michigan. Contrairement à moi, il n’était pas en terres inconnues. Il m’avait préparé psychologiquement au choc que cela pouvait être. Nos séjour en Albanie m’avait déjà donné un aperçu de ce que l’Inde pouvait être, notamment du côté de la pauvreté.

Lors de notre arrivée, j’ai laissé mon anglophone préféré ce débrouiller avec les Indiens, avec qui il faut toujours négocier pour ne pas payer le prix maximum pour un trajet en taxi, le fameux ricksaw. Pour notre première nuit, notre hotel n’est pas accessible. Nous nous faisons donc conduire dans un autre établissement, bien trop cher et qui sent l’attrape-touriste. Mais nous n’avons pas le choix. La même nuit, nous trouvons un autre hôtel sur Tripadvisor pour la suite de notre passage à New Delhi.

La ville est immense et mon sens de l’orientation, déjà terrible en tant normal, s’est perdue dès notre arrivée. Nous allons de quartier en quartier pour voir les différentes architectures qu’offre la ville. Loin du bruit des motos et des passants, nous passons une bonne heure à marcher dans le jardin du palais présidentielle, un vestige du passé colonial britannique des années 20. 

Le jeu de réflection des bassins d’eau, qui rappelle le plus célèbre bassin du monde devant le Taj Mahal, a bien occupé notre promenade. Près du palais, nous nous sommes promenés dans le quartier musulman de la ville où nous avons enlevé nos chaussures pour entrer dans la mosquée. C’est aussi sur le marché musulman que Drew trouve un magasin vendant de vieilles Rolex!

Khari Baoli est le plus grand marché d’épices d’Asie. C’est aussi la carte postale de l’Inde. Aucun photographe ne peut résister à ses couleurs vivaces et ses formes typiques. Mais ce que l’on a pas sur les photos, ce sont le brouhaha des conversations et des longues négociations des ventes, les odeurs qui viennent de partout, les livreurs qui cavalent dans les rues avec des sacs de plusieurs kilos sur leur dos.

Pour deux autres jours, nous louons un airbnb dans le quartier très occidental, et plus libéral, de Delhi : Hauz Khas. Là-bas, nous voyons plus de filles en jupes, des clubs ouverts tard dans la nuit, et de nombreux occidentaux. Lors d’un après-midi, nous flânons dans le « deer park » où de nombreux jeunes couples se retrouvent pour passer un moment ensemble.



L’Inde, avant tout, par dessus tout, est le pays du milliard d’habitants. Comment, alors, ne pas passer son temps à explorer les Indiens dans les rues de Delhi.

Dans la suite de ce carnet photographique sur l’Inde, voici ses instants volés dans les différents quartiers de la ville. Correspondances.

Amristar

Nous sommes dans la région du nord-ouest appelée Punjab. Le centre religieux le plus important pour les Sikhs, le Temple sacré, couvert d’or (d’où son nom « The Golden Temple ») se trouve au sein de la capitale de la région, Amristar. Les chaussures sont prohibés dans ce lieu sacré. Après avoir fait un détour au vestiaire, j’ai pu enfin passé les gardes qui veillent au grain.

Pieds nus et voile sur la tête, je peux alors découvrir la célèbre bâtisse dorée qui trône au centre du lieu. A l’entrée, des dizaines de bénévoles lavent le sol. L’eau est omniprésente dans ce centre sacré. De la nourriture est servie sept jours sur sept par des bénévoles. Des centaines de personnes se recueillent tout autour du temple. Une belle expérience.

La frontière indo-pakistanaise

Le soleil s’apprête à se coucher dans le voile de pollution qui couvre le ciel. Nous sommes à la frontière de Wagah, à 45 minutes de Amristar, au nord du pays. Grâce à mes hôtes, j’ai la chance d’être assise au premier rang, à quels mètres à peine du Pakistan. En face de moi, la section internationale à son petit succès. Derrière eux, des milliers d’Indiens sont debout dans les tribunes. On se croirait dans un stade de football. Nous sommes à la cérémonie de clôture de la frontière pakistanaise et indienne. La cérémonie commence. Les soldats indiens marchent d’un pas bruyant et chronométré. Le soleil caresse leurs hauts chapeaux, la foule lance des cris

d’encouragement, il est l’heure de plier les drapeaux. Tout un rituel est mis en place. Les soldats indiens affrontent les soldats pakistanais dans une espèce de danse militaire qui consiste à frapper du pied et bouger ses bras, une chorégraphie suivie à la perfection. Une fois les duels terminés, les soldats descendent simultanément les drapeaux indiens et pakistanais. Les portes sont refermées. C’est la fin du spectacle. Quelques minutes après, les milliers d’Indiens descendent des gradins pour se ruer vers les soldats, dans l’espoir d’obtenir la photo de leurs familles avec l’un de ses héros.

Taj Mahal

La première fois que je l’ai vu, c’était de nuit. La pleine lune l’éclairait, posant un voile mystérieux sur ses formes. Nous n’étions qu’une petite cinquantaine ce soir-là. Un groupe de retraités américains, une famille indienne, des touristes chinois et moi. Nous étions loin de lui, retenus par des cordes de sécurité.

Il était interdit de l’approcher pour le voir de plus près, lui tellement sacré et nous, tellement insignifiant. Sa blancheur le détachait de la nuit grâce au rayon de la pleine lune. Il impressionnait. Tout le monde chuchotait. Il ne fallait pas casser la plénitude dans laquelle il nous baignait.

Les photographies fusaient par dizaines. Nous voulions le voir parfaitement représenter dans nos petits boitiers, si petits face à sa grandeur, sa beauté, sa prestance. Et pour quelques instants, il n’était qu’à moi. Cela n’aura duré qu’une demi-heure, 30 petites minutes, 1 800 minuscules secondes.

Je suis retournée le voir dès le lendemain matin, pour regarder les rayons du soleil caresser sa blancheur. Le spectacle était presque divin, mais ce n’était déjà plus la même chose. Il était regardé par des milliers d’autres, envahi de toute part. Il était maintenant à tous.

Mais avant de se rendre dans le magnifique palais, nous avons pris notre temps, tourner autour de lui, en commençant par visiter la ville d’Agra et un autre vestige de la ville.

Le fort d’Agra, le plus grand fort d’Inde, nous a offert notre première vue sur le Taj Mahal. Une mise en bouche parfaite.

Le mariage

La raison pour laquelle nous nous sommes rendus en Inde en novembre 2015 : pour un mariage d’un ancien collègue de Drew! C’est la plus belle excuse pour voyager! Le mariage s’est déroulé à Amritsar pendant deux jours merveilleux, où nous avons seulement bu de l’eau et du whisky de la marque label Black. Nous avons dansé sans arrêt sur de la musique indienne. Ce que j’aime tant dans les mariages indiens, ce ne sont pas seulement les couleurs.

Tout est une question de traditions, de musique, de culture. Mais par-dessus tout, ce que j’ai adoré le plus, c’est la musique. Je ne peux pas simplement écouter de la musique indienne. Mon corps entier bouge, en commençant par mes pieds, puis ma taille puis mes bras dans l’air. Et bien sûr, pour respecter les traditions, nous avons acheté nos propres habits. Par chance, il y avait deux jours de cérémonie, donc j’avais besoin de deux saris!











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