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Albanie Europe

Le tour d’Albanie

13 mars 2018

« Chronique d’un pays qui n’existe pas » de juin 2012. « L’Allemagne ? Non, je pars en Albanie! Ah, j’avais entendu Allemagne » . Combien de fois cela est arrivée. On m’a fait le coup presque à chaque fois lorsque j’annonçais mon départ pour l’Albanie. On entendait le mot « Allemagne » au lieu de vouloir entendre « Albanie ». Comme s’il était impossible que ce pays existe. Comme si le fait que quelqu’un puisse raisonnablement aller voir ce qui se passe dans cette banlieue de l’Europe.

Les médias, ils s’en foutent. Avez-vu déjà lu régulièrement des articles sur l’Albanie. Probablement non. J’aime quand les journalistes parlent de l’Albanie. En général, le pays est utilisé pour comparer les autres pays, et on entend du « Même en Albanie… » à tire-larigot. Et bien oui, même en Albanie, ils ont la télévision. Ou, même en Albanie, ils ont une équipe de football. Et oui, même en Albanie. Mais ne n’est pas la seule spécialité de l’Albanie. Les journalistes aiment nous faire le listing des pays comme l’Albanie. À croire que quand ils commencent à parler de la Macédoine, ils doivent automatiquement dire qu’en Albanie, au Kosovo et au Monténégro, et bien, c’est pareil.« Ils veulent rentrer dans l’UE » et allez hop, un listing. « Ils sont pauvres » , et hop, encore un listing. « Ils sont corrompus » et encore la même chose. Non, je tiens à le confirmer: l’Albanie, ce n’est pas le Kosovo ou la Macédoine ou encore moins le Monténégro.

Le stéréotype de l’Albanais. On se plaint souvent, nous, Français, d’être touchés durement par les stéréotypes. Mais les Albanais, eux, n’ont aucun stéréotype et c’est peut-être bien ça le pire. Personne ne connaît assez bien ce pays pour le critiquer ou l’adorer. Aucune image n’en ressort. Pour certains, les Albanais sont tous des voleurs, pour d’autres, seulement des pauvres qui vivent avec rien. Mais tout cela reste bien flou. Le stéréotype de l’Albanais, cela n’existe pas chez nous autres, Français. Et si on regarde de plus près la littérature, la grande, la classique comme… la saga d’Harry Potter, la charmante écrivaine J.K. Rowling nous envoie le méchant Voldemort dans les forêts albanaises. Du côté du cinéma, c’est le réalisateur du film Taken, Pierre Morel, qui nous montre que les Albanais ne sont qu’une bande de mafieux qui ont envahi Paris pour y faire régner la prostitution.

Notre Albanie, nous l’avons découvert en 2012 alors que Drew était en poste d’un an à Tirana. Nous l’avons parcouru en long, en large et en travers. Nous y avons fait de très belles rencontres. Nous y avons passé des moments formidables.

Le Nord : Shokder et Teth

Pour un beau tour d’Albanie, commencer par le nord. Comment y accéder ? Le moyen de transport le plus facile et le moins cher reste les mini-autobus. Surtout pour aller à Theth, dans les montagnes, où la route est impressionnante. Si un petit défi ne vous fait pas peur, vous pouvez bien sûr louer une voiture pour parcourir le pays.

Vous passerez par Shokder, un très beau village avec son pont qui date du XIIIe – le plus long pont ottoman de la région – et sa rivière turquoise qui descend des montagnes. Dans l’autobus, nous avons rencontré une nonne catholique française. Une très belle rencontre qui nous emmènera sur le chemin d’une randonnée en sa compagnie.

Nous prenons donc le chemin de la cascade de Grunas une fois nos valises posées à Molla Guest House, un très joli hébergement.

La marche n’est pas très longue. Il faut compter 40 minutes pour atteindre la fameuse cascade avec de bonnes chaussures au pied. Si comme moi, vous y allez pendant le mois d’août, le soleil tape très fort alors n’oubliez pas la crème solaire qui vous sauvera des brûlures au premier degré… Mes épaules s’en souvienne encore. Si vous voulez en faire une promenade d’une journée, comme nous, prévoyez un sandwich pour organiser un pique-nique au bord de l’eau.

Et si c’est l’été, prenez votre maillot de bain pour vous octroyez un petit plongeon dans cette eau de rêve qui reste comme même froide. Mais pour quelques minutes, un bain de fraîcheur est aussi bien agréable. Le lendemain, nous sommes reparti à l’aventure pour voir le « blue eye » dont tout le monde nous a parlé. Cet oeil bleu est à huit kilomètres depuis le village de Theth. Nous n’étions pas seuls pour faire cette marche qui nous fait traverser des passages sublimes dans les rochers, le long de la rivière. Et comme pour l’autre cascade, pourquoi ne pas tremper ses pieds et sentir cette eau pure sur ses jambes.




Le Sud : Durres et Saranda

Pour la suite de notre tour, nous avons pris les minibus vers Durres, une très belle ville balnéaire à moins d’une heure de Tirana, la capitale. Nous regardons les ferries dans le port de Durres qui arrivent depuis Bari, en Italie, et une autre manière de venir en Albanie depuis la mer.

Nous avons parcouru la ville, flânant par les remparts et les restes d’un théâtre antique. Nous repartons vers le sud après quelques heures. Sur notre chemin vers la région de Saranda, nous avons  parfois longé la côte pour observer les montagnes plongeant dans l’eau turquoise de la mer Adriatique.


Saranda était notre première destination, aussi connu sous le nom de la perle de la côte d’azur albanaise. De loin, la ville, construite comme un amphithéâtre autour de la baie avec ses palmiers et ses bougainvilliers, ressemblait à un bon nombre de stations balnéaires de la Méditerranée. La seule différence, c’était l’absence de voiture personnelle. Nous avons rencontré un groupe de touriste français qui venait de se baigner et de profiter d’une eau claire et tiède. »

écrit Marvine Howe, pour le New York Time, en 1989.

Une description à laquelle il faut ajouter, aujourd’hui, des hôtels à moitié bâtis, une montagne ravagée par les constructions intempestives, et un nombre croissant de touristes.

Les plages de Saranda sont agréables mais privés pour la plupart.

Depuis Saranda, nous avons loué des pédalos pour se promener sur l’eau. Nous nous sommes arrêtes dans un restaurant pour éveiller nos papilles avec les délices frais de la mer.


Avant de retourner à Tirana, nous nous arrêtons à Berat, un très joli village du centre de l’Albanie.

Sa signature ? Toutes ses maisons agrippées dans la colline, ce qui me rappelle la sublime ville de Gorges, dans le sud de la France.

Nous arrivons de nuit pour voir les jeux de lumière qui éclaire la forme des maisons. De jour, nous nous promenons joyeusement dans les petites rues pavées.


A voir, à lire, à écouter

  • On ne peut pas s’intéresser à l’Albanie sans connaître son histoire -seul pays des balkans à ne pas avoir rejoint l’URSS- et ses origines. Alors on lit : « Albanie ou l’incroyable odyssée d’un peuple pré-hellénique » par Mathieu Aref.
  • On regarde le reportage de France 2 sur l’Albanie devenu une destination bon marché pour les vacances.
  • On lit aussi les « Balades Littéraires en Albanie » de Safet Kryemadhi qui raconte un pays des aigles méconnu.

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